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Une chaîne humaine autour de la ZAD samedi 11 mai

chaine humaine

Après la grande manifestation de réoccupation qui a réuni 40.000 personnes le 17 novembre dernier,
2013 ANNÉE DÉCISIVE POUR ENTERRER LE PROJET !

Plus d’infos sur le site : www.chaine-humaine-stop-aeroport.org

Des bus ont été mis en place au départ de Paris pour ce samedi (aller-retour à 35 € avec possibilité de réduction pour celles et ceux qui ont des petits revenus), vous pouvez y réserver des places en écrivant à : bus-nddlparis@riseup.net

Rendez-vous le samedi 13 avril sur la ZAD… Réoccupations, réinstallations…

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Grande manif de mise en culture : rendez-vous fourche à la main à 10 heures dans les bourgs alentour. Pour rendre fertile ce qu’ils veulent rendre stérile. Le 17 novembre, nous étions 40.000 à reconstruire, le 13 avril nous occuperons et cultiverons pour que la zad échappe au béton !

Pour plus d’infos et lire l’Appel Sème ta Zad, voir sur zad.nadir.org/semetazad

Pour l’organisation du covoiturage vers la ZAD :
http://lite.framapad.org/p/5uMY9QRjTb

Pour l’organisation des collages d’affiches :
http://lite.framapad.org/p/sO1muv2BIb

Présentation de l’atelier cabane

1. Qu’est-ce que c’est ? Pour quoi faire ?

Une cabane ? Bien plus qu’une cabane !

Notre désir est de construire collectivement un lieu de vie autonome pour plusieurs personnes (salon, cuisine, deux sleepings, un chiotte). Installée sur la ZAD, cette cabane deviendra aussi un moyen d’occuper le territoire pour participer à la lutte sur place. Participer à sa réalisation, c’est déjà être en lutte. Cette cabane se doit d’être un habitat d’une certaine qualité (comme à la Châtaigne) qui oblige les autorités à lancer une procédure d’expulsion, notamment si des parents et leur enfant y demeurent officiellement.
Cette cabane est réalisée suivant une méthode qui permet de construire une structure solide à partir de bois de récupération, non peint et non traité. Son esprit est celui de la solidarité. Sa conception et sa fabrication seront mises en ligne sur internet, étape par étape, pour que tous les gens investis puissent réaliser leur projet d’habitat, d’aménagement ou d’agrandissement sans être soumis au système économique.

2. Une école de menuiserie autogérée

C’est apprendre à construire par soi-même un lieu de vie ou des objets de la vie quotidienne. Tout en faisant du recyclage, nous apprenons à utiliser les outils mis en commun, dans un esprit de coopération, d’entraide et de transmission du savoir-faire. Au-delà d’un lieu de construction d’une cabane ou d’une habitation pour la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, l’atelier de menuiserie est un espace ouvert à tou-t-e-s, permettant d’apprendre et de transmettre selon les envies et les capacités de chacun-e, le tout dans la joie et la bonne humeur. Que ce soit pour fabriquer un berceau, des étagères, des toilettes sèches, ou l’aménagement intérieur d’un camion, l’école de menuiserie est accessible et s’appuie sur la volonté de chacun de faire vivre un lieu autogéré, solidaire et de confiance. Nous avons déjà été contactés par le mouvement NoTav qui ne demande qu’à nous recevoir pour échanger nos savoir-faire en Val Susa !
Petit à petit, nous apprenons à connaître le bois, à maîtriser les machines, pour ensuite être capable de se débrouiller tout seul sur un poste. Le but est aussi de rendre chacun responsable et autonome dans son travail (de l’outil, du matériau et de soi-même).

3. Besoins et organisation

Cette cabane est construite à partir de matériaux de récupération. Nous avons besoin de bois, de palettes, mais surtout pas de bois reconstitué, du style aggloméré, qui est plein de colle nuisible. Nous avons besoin de chambranles, de portes et d’huisseries de fenêtres, même cassées ainsi que de clous, de vis, de forets, etc. Apporter mètre, équerre, crayon… c’est toujours utile ! Ça permet d’avoir son attirail de menuisier-ère et de travailler tranquillement sans courir après les copains. Les visseuses sont très utiles aussi ! Etc.

Et puis, une fois le balai passé, pourquoi ne pas boire un coup en refaisant le monde ? Nous avons aussi besoin de vous, de vos mains, de vos idées, de votre volonté : Cabanons, la lutte décolle !

N’hésitez pas à nous envoyer un mail pour nous rejoindre : cabane.idf(at)riseup.net

Vous pouvez aussi venir nous voir sur un coup de tête, notamment l’après-midi, tous les jours de la semaine, à partir de 14 heures.

Dans un second temps, l’atelier sera amené à évoluer pour intégrer le travail sur le métal (soudure, ferronnerie…) pour des aménagements (poêles, gouttières, descentes des eaux pluviales…). À suivre !

Procès du Transfo au tribunal de Pantin, mardi 12 mars à 9h30

Le Transfo, qui accueille nos assemblées ainsi que l’atelier où nous construisons la cabane pour la ZAD, passe en procès le 12 mars.
Le Collectif francilien de lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes relaie donc l’appel à venir nombreux les soutenir ce mardi 12 mars à 9h30 au tribunal de Pantin :

Le greffier a « l’honneur de nous aviser » du « dernier renvoi » de la procédure du 57 avenue de la république.
On ira le 12 Mars 2013 au tribunal d’instance de Pantin pour assister au spectacle (41 rue Delizy, Pantin (93), M° Église de Pantin).
Ceci est donc un appel à venir nombreux en soutien à notre courageux camarade qui prendra la barre. Et puis ça foutra un peu la pression à la juge, qui nous a déjà montré sa haute estime du public qui assiste à ses audiences… (dédicace au grand qui baille !) Venez nombreux donc.

http://transfo.squat.net/evenements/proces-au-tribunal-de-pantin/

Communiqué suite à l’action menée ce dimanche chez François Pinault

François Pinault est depuis 2006 le deuxième actionnaire du groupe VINCI. Sa holding Artémis, également actionnaire de Bouygues, autre géant du BTP bien connu, a acquis près de 12 millions de titres du bétonneur de Notre-Dame-des-Landes ! Alors quand on a appris que Pinault représentait à lui seul 5% du capital de Vinci, on s’est dit que ça méritait bien un pique-nique sur la pelouse de son château !

Sans attendre d’y être invitéEs, nous nous sommes renduEs à quelques unEs sur le domaine de la Mormaire et, profitant d’une porte ouverte, nous sommes dirigéEs vers le parvis du château où nous avons déployé une banderole, avant de partager quelques morceaux de quiche et quelques bières artisanales made in ZAD.

Pour dire toute la vérité, nous ne nous sommes pas attardéEs. Après avoir expliqué l’objet de notre présence aux employéEs du (multi)milliardaire (sa fortune personnelle est de 8,1 milliards d’euros, soit 472’000 années de SMIC), nous sommes très vite repartiEs en criant quelques slogans bien à propos : « Pinault, pollueur, voleur, expropriation ! » Rien de bien méchant en somme…

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Pinault et ses acolytes de Vinci, eux, ne se gênent pas pour projeter la destruction de 2000 hectares de bocages et de terres agricoles pour y construire un aéroport inutile et coûteux. Ils ne s’offusquent pas non plus du fait que des centaines d’hommes en uniforme violent quotidiennement les propriétés des habitants de la zone pour les en exproprier par la force. Ils ne sont pas gênés, de manière générale, du fait qu’ils contribuent au désastre écologique et à la destruction lente et irrémédiable de nos espaces de vie et de notre atmosphère.

Nous, pique-niqueur/euses du dimanche, résistantEs en bottes crasseuses, hordes indisciplinées et fières de l’être, revendiquons notre impertinente intrusion sur la modeste propriété du patron de Pinault-Printemps-Redoute.

Pour autant, nous regrettons que de jeunes randonneur/euses aient eu à subir la répression à notre place. En effet, 16 personnes de 17 à 20 ans ont été interpelléEs (info AFP reprise par divers média) sur un chemin de campagne et maintenues en garde-à-vue durant 45 heures, subissant auditions et relevés d’empreintes digitales et génétiques.

InculpéEs pour « violation de domicile » et « menaces de mort », ainsi que pour « refus de se soumettre aux opérations de relevés signalétiques » et « refus de se soumettre aux prélèvements biologiques » pour certainEs, ils et elles comparaîtront les 28 février 2013 à 9h30 devant le Juge des Enfants au TGI de Paris et le 11 mars 2013 à 14h devant la 7e chambre D du TGI de Versailles.

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Nous, militantEs de tous âges, agissant en conscience et en accord avec nos principes, exprimons toute notre solidarité avec les inculpéEs et appelons chacunE à nous rejoindre dans notre lutte déterminée contre Vinci et son monde, contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et contre tous les autres Grands Projets Inutiles et Imposés !