Communiqués

Il n’y aura (vraiment !) pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes : toutes et tous à Belleville pour fêter ça

La décision de Matignon est tombée à 13h30 ce mercredi 17 janvier : le projet d’aéroport est enterré. Mais la zad est toujours (peut-être plus qu’avant…) menacée par des opérations militarisées d’évacuations forcées. Comme prévu, le collectif francilien donne rendez-vous vers 18h à la sortie du métro Belleville (Paris 20) pour s’en donner à coeur joie — mais aussi pour organiser le soutien aux habitant-e-s ! La mobilisation du 10 février est d’autant plus déterminante…

Nous reproduisons ici un communiqué commun du mouvement anti-aéroport suite à la décision du gouvernement :

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Texte commun « Nous nous engageons pour l’avenir de la ZAD »

ZAD-Affiche-2018Alors qu’après 50 ans de lutte, le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes pourrait enfin être abandonné, on ne cesse d’entendre que, quelle que soit la décision du gouvernement, la zad sera expulsée. Aujourd’hui un certain nombre d’organisations, syndicats et ONG’s au niveau national s’engagent fermement sur une autre vision de ce que pourrait être l’avenir d’un bocage préservé à Notre-Dame-Des-Landes et de ses habitant.e.s actuel.le.s. Dans un texte commun, ces structures plaident pour que l’État « ne s’enferme pas dans une logique répressive » en cas d’abandon du projet d’aéroport et pour que la zad « reste une terre d’inspiration et d’espoir, nourrie par l’idée des biens communs, les solidarités et le soin du vivant ».

Au nombre des premiers signataires de ce texte au nivau national, on trouve 350.org, Agir pour l’Environnement, Agter, Amis de la Terre, Alofa Tuvalu, Alternatiba, ANV-COP21, Attac, Confédération Paysanne, Les Désobéissants, Droit Au Logement, EELV, Ensemble !, Greenpeace, Parti de Gauche, Union Syndicale Solidaires, réseau CIVAM, Fédérations SUD-rail, SUD-PTT, SUD-BPCE, Collectif national des syndicats CGT de VINCI…

Nous nous engageons pour l’avenir de la ZAD

Communiqué commun national d’associations, syndicats et organisations

Depuis presque cinquante ans, des paysan.ne.s et habitant.e.s de la région nantaise résistent contre un projet d’aéroport qui viendrait détruire 1.650 ha de terres agricoles et de zones humides. Le gouvernement a annoncé qu’il trancherait en ce mois de janvier sur ce dossier brûlant devenu emblématique d’enjeux de fond et de choix de société. Au niveau national, nos organisations, associations et syndicats se sont engagés au fil du temps dans un mouvement large et populaire contre ce projet. (suite…)

Le premier but de la médiation, c’est la division !

 

Ce texte est un communiqué d’occupant.es et d’habitantes de la zad de NDDL. Il n’a pas pour but d’étudier le détail du rapport de la médiation sur NDDL ou la possible décision du gouvernement à sa suite. Il vise à critiquer le travail de division du mouvement effectué par les médiateur.ices à travers leur présentation de « la zad » et de ses habitant.es et occupant.es.

LE PREMIER BUT DE LA MÉDIATION, C’EST LA DIVISION !

Ce texte n’a pas pour but d’étudier le rapport de la médiation sur NDDL ou la possible décision du gouvernement à sa suite. Il vise à critiquer le travail de division du mouvement effectué par les médiateur.ices à travers leur présentation de « la zad » et de ses habitant.es et occupant.es.

Dans la répression des mouvements qui contestent son autorité, le premier travail de l’État est toujours de nommer, de catégoriser ses opposant.es, pour produire les distinctions qui serviront à mettre en œuvre son travail répressif (par ex. entre bon.nes et mauvais.es manifestant.es, syndiqué.es et casseur.euses, radic.ales et pacifistes, etc.).

Le rapport des médiateur.ices sur NDDL participe à cette stratégie dominante de division, classant ainsi les « occupants hétérogènes » de la zad :

  • « les « historiques » : exploitants agricoles présents de longue date et impactés par le projet (…).
  • les « néo ruraux » implantés le plus souvent sans titre à partir de 2005 (…). [Leurs] options philosophiques et leurs motivations couvrent le spectre très large des mouvements altermondialistes et écologistes (…).
  • un noyau dur d’une cinquantaine d’individus radicaux et violents, en lien avec d’autres militants implantés dans d’autres sites en France et dans le monde. » (cf. « Annexe comparative » du rapport de médiation, p.96)

La présence d’agriculteurs dits « historiques » est bien une réalité de cette lutte – qui fut d’abord une lutte pour la préservation des terres agricole, avant de s’ouvrir au milieu des années 2000 et de s’élargir en une lutte ’contre l’aéroport et son monde’.

Mais la distinction entre gentils « néo ruraux » aux « options philosophiques et motivations » acceptablement « altermondialistes et écologistes« , et méchants « individus radicaux et violents en lien avec d’autres militants en France et dans le monde«  [*], cette distinction n’est qu’une fiction qui n’a pas d’autre but que de nous diviser pour mieux préparer la répression violente et judiciaire d’une partie du mouvement.

Depuis le début de l’occupation des terres, le mouvement de lutte contre l’aéroport et son monde s’est enrichi de la diversité de ses pratiques et de la complémentarité des tactiques mises en œuvre pour s’opposer au projet : par la contestation juridique et l’agitation médiatique, par la production d’expertises citoyennes et d’analyses politiques radicales, par l’occupation et la mise en culture des terres et la tentative d’y inventer de nouveaux modes de production et de partage, tout autant que par le sabotage, le piratage, et l’opposition physique, pacifique ou non, face aux forces répressives et aux machines de chantier envoyées par l’État et Vinci.

C’est grâce à cette diversité que nous avons su résister et arracher ce morceau de bocage à la main-mise de l’aménagement capitaliste du territoire et à l’extension de la métropole. Surtout, il n’y a rien d’exclusif entre ces différentes formes de résistance. Celles et ceux qui un jour cultivent, cuisinent, soignent ou construisent, peuvent très bien se masquer le lendemain pour aller affronter la police ou saboter une machine, quand la situation – et l’État – ne leur laisse pas le choix.

Occupant.es, habitant.es ou camarades de la zad, peu importe le moment de notre arrivée, les formes de notre résistance ou que nous ayons des pratiques agricoles ou non, nous savons que cette diversité est notre richesse et notre force. Ces pratiques de lutte, nous les assumons collectivement, et nous ne laisserons pas l’État s’en servir pour nous diviser et criminaliser certain.es d’entre nous.

Des habitant.es et des occupant.es de la zad réunies le jeudi 21 décembre 2017

Notes

[*Phrase qui ne veut magnifiquement rien dire, tout en sous-entendant le pire :

Des « individus » dont on ne sait ni d’où ni quand iels sont arrivé.es, n’ayant contrairement aux autres ni « motivations » ni « options philosophiques », mais étant uniquement définis par leur radicalité et leur violence. Définis aussi par leurs liens « avec d’autres militants implantés dans d’autres sites en France et dans le monde », ce qui ne veut pas dire grand chose non plus – qui n’a pas des liens avec d’autres personnes en France ou dans le monde, personnes qui sont parfois militantes ? – mais laisse planer la menace de l’appartenance à d’obscurs réseaux internationaux.

L’emploi d’exactement le même lexique utilisé habituellement pour parler du « terrorisme international » n’est pas innocent, même si le terme de terroriste n’est pas employé directement…

Contre la répression préventive

texte paru sur la ZAD le mardi 22 novembre 2016

Depuis quelques mois, les mouvements de contestation font l’objet en France d’une répression accrue. Parmi l’arsenal utilisé par les pouvoirs publics contre les manifestants, des mesures dites préventives sont rappelées et réactivées, mesures qui portent atteinte aux droits élémentaires de manifester ou de circuler. Assignations à résidence, interdictions de territoire et interdictions de manifester se sont multipliées avec l’état d’urgence et sont systématiquement utilisées contre les mouvements de luttes.

Le 3 avril 1955, apparaît la loi qui institue l’état d’urgence en France en plein conflit colonial algérien. A peine 3 ans après sa prorogation, ses mesures sont utilisées sur le territoire français contre tous ceux qui contestent la position du pouvoir. Ce régime de loi permet notamment de faciliter la mise en œuvre de certaines mesures de répression préventive en séparant leur exécution d’une décision judiciaire. A lui seul le préfet peut décider et appliquer ces mesures contre des opposants.

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Trêve hivernale : 14 lieux non-expulsables sur la zad !

(Zad.nadir,org, 2/11/2016)

Expulsion de la ZAD ? Non non

Petite piqûre de rappel  :  la trêve hivernale a débuté le 1er novembre

Et oui ! Sur décision de justice, s’appuyant sur l’article L412-6 1, cette trêve a été accordée à, a minima, 14 lieux de vie situés sur la ZAD ou sa périphérie, lors de leurs différentes procédures d’expulsion.

Ces lieux ne sont désormais plus expulsables et ce jusqu’au 31 mars. Il s’agit : du Haut-Fay, du Tertre, des Vraies rouges, de la Pointe, de la Grée, du Moulin de Rohanne, du Limimbout, de la Maison Rose, du Phoenix, de kazh-Koat, du Maquis, de St-Antoine, de la Noë Verte et de la Wardine.

Par ailleurs, l’État et AGO mettent en avant l’exemplarité démocratique quand ça les arrange, alors que, pour la majorité des autres habitats de la ZAD, ils refusent toujours de communiquer les procédures d’expulsion menées dans notre dos. Nous continuons nos actions pour y avoir accès.

Nous ne sommes pas expulsables !!

Procédure ou pas, l’aéroport ne se fera pas !

 

zad_carte_treve_hivernal_1_2016 (suite…)

Nous ne serons pas les martyrs de Valls

Le 26 Octobre dernier, M.Valls, invité de France inter, déclarait au sujet d’une éventuelle tentative d’expulsion de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes : « les zadistes veulent créer les conditions d’un drame, avec des victimes et des martyrs, de leur côté et du côté des forces de l’ordre. »

Selon lui, nous serions donc en train de planifier la mort de l’un-e des nôtres au profit d’une stratégie de lutte. Quelques jours après la commémoration du meurtre de Rémi Fraisse par la police, le cynisme de M. Valls est le signe d’un gouvernement en mal d’arguments pour tenter de diminuer le soutien massif dont la lutte contre l’aéroport et son monde fait l’objet, en diabolisant les habitant-e-s de la ZAD. Est-il nécessaire de rappeler que dans l’« état de droit » si cher au gouvernement – et que notre présence au delà de la consultation locale semble tellement contrarier -, la police peut – sans jamais être inquiétée par la justice – mutiler voire tuer pour réprimer dans les quartiers populaires, aux alentours des camps de migrant-es et sur les terrains de résistance, des ZAD jusqu’aux luttes syndicales ? Dans la même année 2014, nous n’oublions pas que la police a également assassiné Abdelhak Gorafia, Houcine Bouras, Timothée Lake, Abdoulaye Camara et encore cinq autres personnes.

En cas de tentative d’expulsion ou de démarrage des travaux, nous serons des dizaines de milliers à défendre la ZAD, sur place et ailleurs, dans notre diversité : occupations des arbres et des lieux de pouvoirs, sittings, affrontements, manifestations, blocages de la police et des flux économiques, sabotages… Uni-es contre un pouvoir en pleine crise autoritaire, nous rappelons que c’est ce dernier qui fixe le niveau de la violence et que nous ne plierons pas devant ses menaces.

Un comité de soutien pour défendre la ZAD se lance dans le 94

Soirée le lancement vendredi 4 novembre à Ivry

Soirée de lancement du comité ZAD94
Vendredi 4 novembre 2016 / 18h-21h
Maison de la citoyenneté – 25 rue Jean Jacques Rousseau, Ivry sur Seine
contact : comitezad94(AT)riseup.net 

Depuis la tentative d’expulsion de la ZAD de Notre-Dame des Landes en 2012, des centaines de comités locaux de soutien se sont constitués dans toute la France. Partout, ils relayent les infos, organisent le soutien à la ZAD, font vivre le refus de l’aéroport et son monde. Mais il n’y en a pas encore dans le Val de Marne : il est l’heure de réparer cet oubli !

Du point de vue écologique, l’hypocrisie est à son comble : la ratification du traité final de la COP21 s’accompagne d’une détermination sans faille de Manuel Valls à construire un nouvel aéroport grandiose près de Nantes. Est-il utile ? Non, tout le monde le sait et même Ségolène Royal le répète à longueur de journée. Mais finalement peu importe puisque son utilité, si elle était prouvée, serait de développer le trafic aérien au moment même où l’urgence est de le réduire.

Du point de vue démocratique, le gouvernement entend bien finir son mandat toujours plus à droite, sans jamais écouter les revendications populaires qui ont pourtant repris du souffle avec la contestation de la loi Travail.

Du point de vue politique, un conflit se développe autour non seulement de l’aéroport mais aussi de la zone agricole occupée par celles et ceux qui s’y opposent : la ZAD, pour Zone A Défendre. Nombreux sont les responsables politiques qui affirment désormais qu’il faut d’urgence « en finir avec la ZAD ». Ils ne supportent plus la construction de pratiques d’autonomies qui dure maintenant là-bas depuis des années. Ils ne supportent plus que des centaines de gens s’organisent par eux-mêmes pour cultiver des terres, pour élever des bêtes, pour vivre sur un territoire à partir de leurs besoins et de décisions collectives. Ils ne supportent plus les alliances étonnantes qui se nouent à Notre-Dame des Landes : entre mouvements paysans et militants proches des idées anarchistes, entre des personnes membres de partis politiques et d’autres qui s’en sentent très loin, entre gens de tous âges venus de tous bords.

Tout ça, ce qu’ils ne supportent pas, c’est justement ce que nous voulons défendre ! Nous pensons que des centaines, peut-être des milliers de personnes dans le Val de Marne sont contre cet aéroport et qu’elles pourraient participer à de futures mobilisations. Manifestations à Paris et à Nantes, rassemblements, actions en tous genre pourraient avoir lieu dans les semaines qui viennent pour arracher l’abandon du projet. Les récentes déclarations contradictoires du gouvernement concernant l’aéroport ne font pas dévier le mouvement de défense de la ZAD : si une opération d’expulsion était déclenchée, une réaction immédiate aurait lieu dans toute la France. Nous avons envie de contribuer à notre modeste mesure à ce qu’elle soit réussie dans le Val de Marne. C’est pourquoi nous proposons de constituer un comité 94 pour la défense de la ZAD contre l’aéroport de Notre Dame des Landes.

Comite-ZAD-94Des habitantes et des habitants du 94 qui sont déjà allés un jour, une semaine ou des mois sur la ZAD et se préparent à la défendre

Pour se rencontrer, échanger sur les différentes formes de soutien possible à la ZAD et préparer la réaction en cas de nouvelle tentative d’expulsion, venez donc à la soirée de lancement du 4 novembre

P.-S.

Et si l’opération d’expulsion démarrait avant le 4/11 ? Écrivez dès maintenant à comitezad94(AT)riseup.net pour demander à être tenus au courant d’éventuelles initiatives d’urgence dans le 94. Et rejoignez la manifestation parisienne le soir du début de l’expulsion à Belleville !

CF TRACT DU COMITE ZAD 94 – DEC. 2016

Solidarité ZAD / Calais : rendez-vous en cas d’expulsions

Trouvez ci-joint un tract appelant au soutien croisé des habitrant.e.s de la zad et des migrant.e.s de Calais et d’ailleurs.

A Calais, le jour de l’expulsion étant prévu le lundi 24 octobre, c’est ce soir-là que le RV à 18h est annoncé au 18/20 rue des Pyrénées, Paris 20 (détails plus loin).

Calais : appel à soutien à Paris

Réagissons à la destruction imminente du bidonville de Calais !

De nombreux réseaux, associations, collectifs alertent depuis longtemps sur la situation des migrantEs en France – et notamment à Calais – par des appels, du matériel, des communiqués, des actions et des manifestations de solidarité. Ils convergent aujourd’hui pour refuser la décision de détruire le bidonville de Calais : au lieu de proposer de réelles solutions en faveur des personnes y vivant, les pouvoirs publics ne cherchent qu’à le faire disparaître ainsi que ses habitant-e-s et soutiens.
Nous appelons donc à des initiatives partout le jour où l’expulsion débutera.

Sur Paris, la coordination contre la répression et les violences policières, la CISPM (Coordination Internationale des Sans-Papiers et des Migrants), entre autres, appellent à se rassembler ce jour-là, devant le site du Ministère de l’Intérieur où se trouvent la DCPAF, Direction centrale de la police aux frontières et la DGEF, Direction générale des étrangers en France. Nous invitons toutes les structures à s’y joindre et à relayer cette initiative.

Rendez-vous ce jour-là à 18h, au 18/20 rue des Pyrénées, M° Porte de Vincennes.

Sur les autres lieux en France, si des initiatives similaires sont proposées, n’hésitez à nous communiquer les détails afin de faire circuler les informations : calais23janvier(AT)gmail.com

> Un rendez-vous encouragé par les soutiens sur place, qui se mobiliseront à la même heure à Calais.  

zadcalais

Sur la ZAD ou à Calais, Ni répression ni expulsion !

(texte du tract – merci au comité Zad Rennes d’avoir fourni la matière première)

Il y a différents territoires dont l’État Français ne peut tolérer l’existence sur son sol. Il s’agit de ces « zones de non-droit » où des humains vivent sans être répertoriés sur leurs registres. Zones où l’on se réfugie, où l’on échappe à la police et au béton. Zones qui sont un défi à leurs frontières et leurs projets d’aménagement du territoire. Zones où quelque chose existe qui n’est pas sous contrôle de l’État.
La « jungle » de Calais, la zad de NDDL. Il peut paraître indécent de les mettre sur le même plan, de comparer le sort de leurs habitants respectifs. Ici n’est pas notre propos.
Ce que nous observons, c’est qu’aux yeux des administrateurs de l’ordre des choses, ces deux zones présentent un point commun immédiat : toutes les deux sont à expulser de toute urgence. Quelques sombres calculs inavouables semblent avoir placé l’expulsion de la « jungle » de Calais en position prioritaire — nous devinons quel électorat il s’agit de séduire. Si bien que la zad de NDDL semblerait bénéficier d’un sursis inespéré… Maigre consolation.
Le gouvernement met un point d’honneur à expulser ces deux zones qui le mettent face à son impuissance et à l’aberration de sa politique. Que ce soit sur le plan migratoire ou écologique elle apparaît pour ce qu’elle est : une fantastique et terrifiante fuite en avant. Aucune rationalité, aucun humanisme ne justifient ces expulsions. Rien d’autre que le plus vil cynisme : le profit à court terme.
Mais en ces temps d’état d’urgence les ressources en forces policières sont bien épuisées, et ne peuvent assumer les deux interventions de front. Ils ont fait leur choix. D’abord Calais. Nous n’allons pas rester les bras ballants et profiter de ce petit répit. Nous ne sommes pas des politiciens. Nous ne faisons pas de petits calculs cyniques sur la misère des autres.
Les flics sont usés, continuons le boulot. Les comités de soutien de la zad appellent à mener des actions décentralisées dans toutes nos villes, le jour même où ils reprennent les opérations d’expulsion. Que ce soit sur la zad ou à Calais ! Qu’ils sachent qu’ils auront à mobiliser deux fois plus d’effectifs s’ils espèrent encore pouvoir garder leur monde sous contrôle. Ceci est une menace. Ceci est un appel. Soyons solidaires et conséquents.

Le soir même en cas d’expulsion…

► POUR LA ZAD : RV 18H SORTIE DU Mo BELLEVILLE
► POUR CALAIS : RV 18H au 18/20 rue des Pyrénées – Mo Pte Vincennes

 

Recours sur l’expulsabilité des habitants de la zad

Mise à jour 20 octobre : Rassemblement et occupation du cabinet des avocats d’ago-Vinci au 28 bvd de Launay a Nantes. Des habitant.e.s de la zad veulent avoir accès aux procédures les concernant. (cf le bilan de l’action sur Indymedia Nantes, lors de laquelle au moins 20 personnes ont été interpellées.)

(Zad.nadir.org, — 7/10/2016). Ce communiqué ainsi que que les courriers envoyés à la préfecture et aux tribunaux sont disponibles en pièce jointe, ainsi que la lettre type envoyée par les habitant.es de divers lieux de la zad à AGO-Vinci

Pour rappel – sur les barrières juridiques à l’expulsabilité des habitant.es de la zad

Le gouvernent a annoncé vouloir expulser les habitant.es de la zad à l’automne, mais cette expulsion pose un sérieux problème en terme juridique. Le domicile des habitant.es de la zad est protégé par la loi. Alors même qu’un certain nombre d’entre ell.eux vivant sur une quinzaine de fermes et habitats se sont identifiés à AGO-Vinci, illes n’ont jamais été informé de procédures à leur encontre pour les rendre expulsables. Pourtant, tout.es ont droit à des procédures nominatives, à être défendu.es par un avocat et sont susceptibles d’obtenir des délais. Si des procédures anonymes ont été mise en oeuvre de manière cachée par Ago-Vinci, celles-ci sont abusives et contestables en droit.

La suite sur zad.nadir.org.

Ci-dessous la campagne de fax et d’appels pour obtenir les informations sur les procédures cachées à l’encontre des habitants de la zad

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Déclaration d’habitants des bourgs alentours de la ZAD face aux menaces d’expulsion

cartezoomnddlLes riverains de la Zone à Défendre se déclarent prêt a soutenir les expulsés en cas d’évacuation.

Ils s’opposent à toute intervention des forces de l’ordre. « Elles ne devront pas s’attendre à notre collaboration » precisent-ils. Toute forme d’évacuation ou début de travaux serait vecu comme une agression. L’hélicoptère de la gendarmerie qui tournoie au-dessus de leurs maisons, le militaire avec arme de guerre devant la boulangerie, les contrôles d’identité devant l’école, les barrages bloquants de CRS pour aller sur des lieux de vie, voilà ce que les riverains des communes proches de la ZAD n’ont pas envie de revivre. Ce n’est pas dramatiser que de le dire puisque ils l’ont déjà vécu en 2012. (suite…)