Actualités

Détails sur « l’appel d’offres » lancé par la ZAD les 30 et 31 janvier

Notre-Dame-des-Landes – à tous les comités et soutiens

(mise à jour du 25 janvier – sur les détails des chantiers, lire plus bas)

Infos de dernière minute en provenance du Comité de pilotage de l’appel d’offres de la zad : Les cartes des chantiers mises à jour le 25 janvier (PDF à imprimer)

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Le week-end commence le samedi à 10h (rdv directement sur votre lieu de chantier si vous êtes inscrit-e, sinon au « bureau d’intérim »), et se terminera par un pot de clôture à 17h le dimanche, à la Wardine.

Il est maintenant trop tard pour « postuler » sur des lots, mais venez tout de même : notre « bureau d’intérim », installé à la Wardine, se chargera de vous trouver un chantier à votre pointure !

Samedi de 18h à 20h (à la Wardine) est prévu un temps d’échange d’infos sur la situation, suivi pour celleux qui le veulent d’une discussion pour préparer les prochaines rencontres intercomités.

Pour la logistique : les organisateurs-ices des chantiers se chargent de nourrir les gens et/ou des cantines à prix libre sont prévues. Les personnes inscrites en amont seront a priori logées « en dur », en revanche nous ferons de notre mieux mais nous ne pourrons pas garantir d’héberger ainsi toutes les personnes arrivant le jour même … Venez avec vos matelas, sacs de couchage, etc.

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Sortie du livre-appel, « Défendre la zad »

def-la-zad-couvLa Mauvaise troupe est un collectif à variables multiples qui s’est constitué à l’occasion de la rédaction du volume Constellations. Trajectoires révolutionnaires du jeune XXIe siècle, paru à l’éclat en 2014. Le collectif publiera au printemps 2016 un ouvrage sur les histoires croisées de la zad de Notre-Dame-des-Landes et de la lutte No-TAV du Val de Suse.

Dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes, toujours menacé par un projet d’aéroport, un espace d’expérimentation foisonnant a fleuri. Depuis la résistance victorieuse à la vague d’expulsions de l’automne 2012, la zad est devenue un cri de ralliement, inspirateur de multiples autres foyers d’insoumission. Alors que le gouvernement annonce un retour en force des gendarmes mobiles sur le terrain et que les procédures d’expropriation reprennent, ce texte se fait l’écho d’une aventure politique et appelle, passionnément, à défendre la zad.

Il faut défendre la zad.
La défendre comme expérience et force d’une résistance collective dans un coin de bocage qui a rassemblé et inspiré des dizaines de milliers de personnes depuis des années. S’ils s’entêtaient à revenir, nous appelons à faire front par une défense bec et ongles de la zone, par un blocage de la région et par l’occupation des lieux de pouvoir, ainsi que par des banquets sur les places des villes et des villages. Nous appelons à multiplier les actions à même d’arracher sans plus attendre l’abandon du projet d’aéroport, et d’assurer la poursuite de l’expérimentation politique en effervescence dans ce bocage.

Mais il faut aussi défendre la zad comme possibilité historique, d’ores et déjà devenue contagieuse, qui peut s’actualiser en mille autres endroits, et de mille manières encore. Nous appelons à ce que l’esprit de la zad continue à se diffuser, empruntant chaque fois des voies singulières, mais avec le désir d’ouvrir partout des brèches. Des brèches face à la frénésie sécuritaire, face au désastre écologique, face à la fermeture des frontières, à la surveillance généralisée, à la marchandisation de tout ce qui existe.
La zad et tout ce qu’elle représente, à l’image des combats d’hier ou d’ailleurs, constitue ici et maintenant une précieuse lueur d’espoir dans cette époque désenchantée.

Il faut défendre la zad. À Notre-Dame-des-Landes. Partout.

le livre est disponible en ligne sur le site constellations.boum.org. vous y trouverez aussi une série d’entretiens réalisés à Notre-Dame-des-Landes et dans le Val susa.

vous pouvez commander le livre en librairie ou directement en contactant l’éditeur : contac@lyber-eclat.net

27 fev 2016 : Mobilisation générale pour l’abandon du projet d’aéroport

affzad-mob-occ-bloc Pré-appel pour le 27 février – Mobilisation générale pour l’abandon du projet d’aéroport – préparez-vous !

La mobilisation des derniers jours a été formidable : grâce à la force de la manifestation sur le périphérique à Nantes, mais aussi du fait de la multiplication des actions et rassemblements dans des dizaines d’autres villes en France. Il est clair que le mouvement anti-aéroport est plus dense et vivant que jamais. C’est parce qu’il est devenu emblématique de tant d’autres luttes contre les destructions environnementales et sociales, la disparition des terres agricoles, le changement climatique, la marchandisation du territoire et de nos vies. C’est aussi parce qu’il pousse à l’invention d’autres manières d’habiter le monde.

Mais le gouvernement s’enferme dans sa surdité. Les paysan-ne-s et habitant-e-s de la zad sont toujours menacé-e-s d’expulsion. Le démarrage des travaux du projet d’aéroport est toujours annoncé à court terme.

Le mouvement appelle donc à continuer les actions durant les semaines qui viennent et à être particulièrement attentif au jugement qui sera rendu le 25 janvier.

Toutes les composantes de la lutte appellent également à une journée de mobilisation massive et générale pour le 27 février. Cette mobilisation aura pour mot d’ordre l’arrêt des menaces d’expulsion sur les paysan-ne-s et habitant-e-s de la zad, ainsi

que l’abandon définitif du projet d’aéroport.

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Nous invitons tous les comités et soutiens à mobiliser très fortement dès maintenant pour cette date. Nous vous appelons tous à commencer dès aujourd’hui à lui donner le relais le plus large possible. Nous invitons les un-e-s et les autres de la région, des quatre coins de l’hexagone, et au-delà, à organiser des convois et bus pour rejoindre cette grande mobilisation.

Les formes et rendez-vous pour ce 27 février seront définis par le mouvement en fonction du contexte. Un appel plus précis arrivera après le résultat du procès le 25 janvier.

Celles et ceux qui habitent et cultivent la zad ne la quitteront pas ! Il n’y aura jamais d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes !

L’AG du mouvement du 19 janvier

Prochaine AG de préparation de la mobilisation du 27 février : mardi 26 janvier, à 20h, à la Vacherit. Rdv à 19h pour préparer l’AG.

Grande journée de mobilisation le samedi 9 janvier à Nantes

Appel à une grande manifestation dans le cadre de la lutte contre la reprise des travaux de l’aéroport de Notre Dame des landes. Attention la date a changé : la mobilisation initialement prévue le 16 aura lieu le 9 janvier.

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Suite aux procès ’ajournés’ du 10 décembre visant à expulser les habitant.e.s historiques, et dans un climat d’annonces d’expulsions et de reprise de travaux au début de l’année 2016, montrons à l’Etat et Vinci que nous ne nous laisserons pas faire.

Le mouvement contre l’aéroport appelle à une grande journée de mobilisation le samedi 9 janvier.

Pour la région nantaise, une tracto-vélo et marche piétonne se préparent.
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Réponses aux attaques et mensonges contre la Zad

Réponse du groupe presse de la ZAD de Notre Dame des Landes à la campagne de diffamation orchestré par voie de presse par la préfecture de Loire-Atlantique concernant les « fauteurs de troubles » zadistes…

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Depuis quelques jours comme avant chaque grande mobilisation, une petite histoire croustillante visant à stigmatiser le mouvement anti-aéroport, et en particulier les occupants de la zad, est servie aux médias. En l’occurence, une maison en bordure de la zad, malencontreusement squattée brièvement il y a deux ans contre l’avis des ses anciens habitants et laissée vide depuis. Certains s’empressent de la relayer, de l’amplifier à grand coup de généralités mensongères et ne se gênent pas pour conclure que « les riverains » seraient opposés aux « zadistes ». Ces opérations de communication cherchent à diviser, à jouer sur les peurs, fantasmes et préjugés. Un ancien maire déclare que « tout le secteur » serait « soumis à la loi du plus fort imposée par des mercenaires-occupants qui font régner la terreur ». Dans le même registre grotesque, le nouveau président de région n’hésite pas quant à lui à comparer la zad à « Mossoul » ou « Damas ». Mais aussi insistantes que soient ces opérations de propagande, elles ne peuvent masquer la réalité locale et la force du mouvement. Face à ces attaques nous voulons ici rappeler que :

  • la quasi-totalité des habitants des bourgs alentours est fermement opposée au projet d’aéroport.
  • une très grande partie d’entre eux entretient des rapports de bon voisinage avec les occupants de la zad. En 2012, de très nombreux habitants du coin se sont mobilisés pour soutenir et ravitailler ces occupants lorsque milles policiers sont venus envahir la zad et y détruire des fermes et maisons. Depuis, beaucoup de ces habitants ont participé aux chantiers collectifs, fêtes et mobilisations ou passent au quotidien sur la zad. Des liens denses se sont tissés dans la lutte et on peut affirmer sans risque de se tromper que la solidarité locale sera de nouveau au rendez-vous en cas de nouvelle tentative d’expulsion de la zad.

Nous n’affirmons pas ici qu’il n’y ait jamais eu d’incidents avec certains habitants des bourgs alentours, notamment pendant la période de fortes tensions créée par l’occupation policière qui a suivie l’opération César. Il est alors aisé, comme dans n’importe quel village ou coin de banlieue qui se retrouve sous les feux des projecteurs, de monter quelques faits divers en épingle dans les médias et de les ressasser ensuite à l’infini pour faire de l’esbrouffe. C’est ce que s’emploient, de loin, quotidiennent à faire Retaillau, Mustière et consorts pour semer la zizanie. De près, la réalité du terrain est toute autre, ouverte au dialogue, à l’entraide et à la volonté de vivre ensemble.

Nous n’affirmons pas cependant ici faire l’unanimité. A chaque fois que des gens décident de vivre en porte à faux avec les normes sociales individualistes et consuméristes, elles sont sujettes à la critique et à des attaques. Il y a des forces réactionnaires dans les bourgs autour de la zad comme partout ailleurs. Cependant, ce qui s’expérimente collectivement sur la zad, en terme social, agricole ou politique, est porteur d’un espoir tangible pour toutes celles et ceux qui ressentent aujourd’hui que le monde productiviste et marchand va droit dans le mur.

Les voix qui se font entendre du coté des pro-aéroport sont avant tout celles des lobbys patronaux et des élites politiques locales. Et c’est bien le gouvernement qui fait « régner la terreur » lorsque ses hommes armés débarquent dans le bocage et qui engage « des mercenaires » privés pour mener à bien ses projets. Mais contrairement au mouvement anti-aéroport, les pro n’ont jamais bénéficié d’une quelconque assise populaire. Et ce pour une simple et bonne raison : cet aéroport comme tant d’autres projets d’aménagement nuisibles du territoire va à l’encontre de la volonté et des intérêts des populations concernées. Nous continuerons à lutter pour un avenir partageur et sans aéroport, main dans la main avec les habitants et paysans qu’ils voudraient forcer aujourd’hui à partir.

Le groupe presse de la zad

(Zad.nadir.org)

NDDL : Vinci recule, Paris se mobilise

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies ce jeudi place Stalingrad à Paris en soutien avec les habitants de Notre-Dame-des-Landes alors que se tenait à Nantes un énième procès. Vinci comptait cette fois-ci accélérer les expulsions.

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Midi et demi, trois cents personnes sont massées sur un côté de la place Stalingrad, dans le nord de Paris. Au même moment, ils sont au moins cinq cents à manifester devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Nantes. Une militante du comité de soutien en Île-de-France assure la liaison entre les deux mobilisations. Le téléphone dans une main, le micro dans l’autre, elle annonce en direct la bonne nouvelle de la journée : la procédure d’expropriation lancée en urgence par Aéroport Grand Ouest (AGO, filiale de Vinci) vient tout bonnement de tomber aux oubliettes.

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Récits du convoi Cap sur la COP de NDDL vers Paris

Après 2h de blocage de la nationale 23 et du convoi de Notre-Dame-des-Landes vers Paris par la police, celui-ci a été libéré. Les participants au convoi avait décidé d’un commun accord de refuser de décliner leur identité et donc se laisser ficher. Alors que les soutiens de la région commençaient à se rendre sur place, le ministère de l’intérieur a finalement accepté de laisser repartir librement le convoi, en se contentant d’une déclaration au mégaphone. Un policier a affirmé dans le micro que le convoi serait interdit d’accès à Saclay, l’étape avant paris et qu’un périmètre de “sécurité” serait déployé autour de la ferme de l’agriculteur qui devait nous accueillir. Il a aussi annoncé que toute tentative de passer à Saclay ou en île de France serait sévèrement réprimé. Mais pour l’heure le convoi a repris sa route …

Lire aussi: Le convoi Cap sur la COP interdit d’un département de plus (25/11/2015)

Récit de la première journée du convoi : samedi 21 novembre

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Cela s’affaire, charge, construit et décore à tout va depuis la veille à la Vache rit malgré la pluie battante. Le soir, les participant-e-s au convoi se sont retrouvés pour une assemblée permettant d’exposer l’organisation du convoi et d’appeler les un-e-s et les autres à s’inscrire sur les différentes tâche collectives.

En ce samedi matin ensoleillé, l’humeur générale est excellente et plein de gens de la zad et du coin sont venus soutenir le départ du convoi ou l’accompagner sur quelques kilomètres. Dans ce contexte plombé, il est crucial d’affirmer en acte notre volonté de ne pas laisser le gouverment museler la contestation sociale et environnementale lors de la cop 21. La tracto-vélo résonne alors comme un défi face aux interdictions de manifestations faites par le gouvernement.

Pour le premier jour, on part en peloton commun à 200 vélos suivis des 5 tracteurs et une remorque. On est quasi autant que le tour de France et on a une caravane logistique à faire rêver : un tracteur qui tire une cabane infokiosque et point d’acceuil, un autre qui tracte des toilettes sèches, un pour les tables et bancs, un pour les sacs et affaires perso histoire de rouler léger, une voiture média pour commenter la course et des véhicule-cantines pour foncer en avant nous préparer les repas. On a même des supporters sur le bord de la route dans les villages alentours pour crier et agiter des fanions.

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(NDDL-IDF) Cap sur la COP avec les convois !

Depuis plusieurs mois maintenant, les luttes de territoire s’organisent pour converger sur Paris à l’occasion de la COP21, dans des convois et marches qui partent de l’est, de l’ouest de la France, de Forcalquier et d’Agen.

logo-capsurlacopCes marches festives et pacifiques amènent entres autres, la question des grands projets de construction et d’aménagement du territoire sur les places parisiennes. Des centaines de personnes étaient au départ ce matin des convois, à Dijon et Angers et des dizaines d’autres personnes s’apprêtent à se joindre à elles en chemin, lors des différentes étapes qui jalonneront le trajet vers le plateau de Saclay.

Ce lundi matin vers 11h le convoi de l’ouest s’est retrouvé bloqué à Anetz par plus d’une centaine de policiers durant près de 2h. Si le convoi a finalement été libéré, le message délivré était que les convois ne seraient pas autorisés à accéder au plateau et s’exposeraient à une sévère répression, s’ils persévéraient. Ce n’était pourtant pas le message qu’on avait reçu de la part des autorités en Essonne, où on avait cru comprendre que la tolérance serait de mise. Les préfectures doivent-elles accorder leurs violons ou bien doit-on y voir l’oeuvre du ministère de l’Intérieur ou encore celle de Matignon ? Si avec les attaques du 13 novembre, Manuel Valls s’était senti pousser des ailes sécuritaires, qu’il pensait pouvoir purement et simplement confisquer la contestation lors de la COP21 sous couvert d’état d’urgence, les appels qui se multiplient un peu partout en France à braver l’état d’urgence et enfreindre les interdictions de manifester, devraient lui faire comprendre que la stratégie de l’étouffement ne fait qu’attiser le feu du mécontentement social qui couve depuis quelques mois en profondeur. Il avait annoncé en octobre que les travaux reprendraient à Notre Dame des Landes au printemps, quelques semaines plus tard le préfet de Loire-Atlantique annonce que ce n’est plus une priorité. Il faut croire que le vent tourne et porte avec lui suffisamment de braises pour que la moindre étincelle menace de faire jaillir un incendie. Dans cette situation, brandir le bâton ne ferait qu’allumer notre colère et précipiter notre détermination à résister avec plus de vigueur encore que nous ne l’avions fait en 2012 et au cours des mois qui ont suivi.

Les collectifs de soutien se sont réveillés, et nous sommes plus nombreu-ses encore et prêt-e-s à répondre à toute nouvelle menace sur Notre-Dame-des-Landes. En interdisant les convois d’arriver à Paris, les autorités ne feront que renforcer l’intérêt et l’engouement qu’ils suscitent. En ayant interdit la manifestation du 29 novembre, en confisquant à la « société civile » sa marche légitime pour le climat, elles ont généré une grande frustration et un besoin de se rallier à toutes les autres manifestations qui auront lieu lors de la COP21, que ce soient les convois ou les actions directes de désobéissance massive. Les réprimer et tenter de les entraver ne font que les décupler.

Si le gouvernement, non content de mener la guerre hors de ses frontières, veut la conduire également à l’intérieur contre la société toute entière avec le même discours martial, alors la COP21 ne sera que le commencement d’une lutte acharnée qui dépasserait de loin les enjeux de la construction d’un aéroport, de lignes ferroviaires, de haute-tension ou encore de sites d’enfouissement de déchets nucléaires. C’est une lutte pour une autre vision de l’avenir que nous mènerons à Paris, et dans toutes les villes de France et d’Europe. Car si la mondialisation s’est offerte une nuisance sans frontière, nos réseaux de résistances se sont tissés une détermination collective qui trouve également des échos dans bien des endroits du monde.

Nous ne nous laissons pas intimider, alors que dans la morosité pesante qui nous a happé après le 13 novembre nous tentons de maintenir une manifestation belle et festive, nourrie d’imaginaires plus chaleureux que le monde sécuritaire que les gouvernements occidentaux nous promettent. Que l’état garde ses policiers, il en aura besoin pour les écoles, les églises, les supermarchés, chaque coin de rue de chaque ville, plutôt que de les mettre en travers de notre route pour nous empêcher d’organiser un banquet.

Nous vous appelons tou-tes à nous rejoindre le 28 novembre en vélo sur le plateau de Saclay ou à pieds au Carrefour des communes pour offrir une arrivée triomphale aux convois, marcher ensemble sur Paris et y trinquer à la résistance le 28 novembre à Paris !

État d’urgence, état policier, vous ne nous empêcherez pas de manifester !

Le Collectif francilien de soutien à Notre-Dame-des-Landes
collectifnddlparisidf(at)riseup.net

ZAD-NDDL – S’ils reviennent, on résistera plus fort encore !

Appel à tous les comités et personnes solidaires

Depuis la zad de Notre dame des landes, réactions en cas d’opération policière, d’expulsion ou de démarrage de chantiers de l’aéroport.

Des comités de toute la région se sont réunis à plusieurs reprises au cours des deux dernières années pour planifier les réactions en cas de nouvelle attaque sur la zad ou démarrage des travaux. Alors que 17 recours contre l’aéroport viennent d’être rejetés, le premier ministre renouvelle ses menaces d’intervention. Celles-ci ne seront pas forcément suivies d’effet. Le gouvernement préfèrera peut-être tenir ses engagements passés et attendre sagement le résultat des procédures d’appel. Cependant, nous estimons nécessaire que chacun-e soit en mesure de parer à toute éventualité. Nous souhaitons donc rappeler les propositions élaborées à ce sujet en intercomités.

A chacun-e de s’organiser pour pouvoir les adapter localement le moment venu. C’est la mise en commun de ces différents types d’actions, à plusieurs échelles géographique, qui nous permettra de les faire renoncer de nouveau.

Partout :

– Appel à remettre à jour les chaînes téléphoniques et mails dans tous les comités. Si des signes d’opérations policières massive apparaissent et sont confirmés, un appel commun à réagir émanera de COPAIN, de l’ACIPA et d’occupant-e-s de la zad

Sur la zad et juste autour :

– Appel à venir résister sur la zone même et à en faire en sorte que la zad ne se retrouve pas enclavée et encerclée. Faire en sorte que les déplacements et check-points policiers soient perturbés et que les soutiens et ravitaillements circulent.

Dans la région :

– Dès le premier jour de l’opération, actions coordonnées de bloquages des routes ou des opérations escargot, sur les points d’accès à la zone ou sur les grands axes, ponts et points stratégiques de la région, et/ou à des occupations de lieux du pouvoir.

– Un point d’info permanent sur la situation devant la préfecture, et un système de communication entre les différents points de mobilisation.

– Des actions nocturnes de casserolades et autres manifestations sonores devant les hotels où seront logés les policiers et gendarmes.

– Une convergence le soir même, à partir des différents points de blocage ou d’actions, pour se rendre à 18h devant la Préfecture et une assemblée après coup dans un lieu réservé pour se coordonner en vue des jours suivants.

– Une manifestation le samedi à Nantes après une semaine d’opération. A l’extérieur de la région :

– Appel à occupation des lieux de pouvoir ou à des opérations de ralentissement des flux localement, ainsi qu’à venir sur le terrain défendre la zad pour ceux et celles qui le peuvent.
L’aéroport ne se fera pas – La zad de Notre Dame des Landes continuera à fleurir !