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En cas d’expulsion… tracts à diffuser

tractidf-rennesVoici des tracts qui appellent tous à la solidarité et à des actions de soutien en cas d’intervention sur la ZAD, que ce soit un début de travaux sur la zone ou d’opérations d’expulsion de la moindre habitation. Le premier RV à Paris est toujours le même depuis plusieurs années : le soir de l’intervention, RV à partir de 18h30 au métro Belleville. Le samedi suivant, on se donne RV à République à 13h, en fonction du timing nous verrons ce qu’il est possible d’organiser à ce moment-là (manif ou rassemblement).

Si des personnes souhaitent de rendre sur place en soutien, avant ou après une éventuelle intervention (qui devrait être connue le matin et confirmée sur zad.nadir.org ou sur la liste de notre comité de soutien), le plus simple est de joindre des habitant.e.s avant de se déplacer et/ou de consulter attentivement zad.nadir.org, qui donnera tous les éléments nécessaires pour que les différentes initiatives soient pertinentes selon la situation. (suite…)

Dimanche 4 décembre, grande balade sur zone pour anticiper le début d’éventuels travaux

carte2016-lowdefRV le 4 déc 9H à la Noé Verte

zad.nadir / vendredi 25 novembre 2016

Cela fait des mois que le gouvernement annonce le début des travaux et l’expulsion de la ZAD. Des mois que de partout, on s’organise en conséquence pour défendre la ZAD.

Depuis l’annonce du tribunal administratif de Nantes, le début des travaux est imminent. Il aura lieu « dès que possible » selon Manuel Valls. Dans ce contexte, il est nécessaire de reconnaître précisément les lieux où Vinci et la DREAL sont susceptibles de débuter les travaux. De s’y promener ensemble afin d’être en capacité, le moment venu, de les investir et d’en bloquer les accès.

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Retour sur le canular boursier qui a fait chuter Vinci

monopolyAttaque contre Vinci – le génie est du côté de ceux qui résistent

 zad.nadir / jeudi 24 novembre 2016

Nous avons appris hier par la presse que d’astucieux farceurs s’étaient attaqués avec succès au groupe Vinci en faisant chuter brutalement son cours en bourse à l’aide d’un simple communiqué de presse. Vivant sous les menaces permanente des desseins de ce conglomérat qui s’apprête à venir détruire nos lieux de vie, habitats, champs et forêts, nous ne pouvons que célébrer le fait que celui-ci subisse toute sorte de dommages financiers, destabilisations et autres dégradations de son image de marque. Il est particulièrement gai de penser que le numéro 1 du BTP dans le monde et les cercles boursiers puissent être ainsi ridiculisé et blessés par un simple canular bien ficelé. Il faut croire que le génie est du côté de celles et ceux qui résistent et que l’ennemi est parfois bien plus fragile qu’il ne le paraît.

Si nous tenons bon, c’est bien grâce à la multiplication des actions de solidarités à l’égard de la zad. Comme les auteurs de ce grand bluff, il nous semble primordial de relier notre lutte avec celles des autres populations dont les espaces de vie sont mis en danger par les basses œuvres de Vinci et d’un monde de profit, tout autant qu’avec celle des ouvrier.e.s népalais.e.s ou indien.ne.s exploité.e.s dans des conditions d’esclavage sur ses chantiers au Qatar. Nous en profitons pour saluer ici tout.e.s les salarié.e.s de Vinci et de ses différentes filiales qui ont annoncé qu’ils refuseraient d’être des “mercenaires” et de participer à de quelconques démarrage de travaux liés à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

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Relaxe pour les camarades de l’opération escargot de janvier 2016

escargotVous vous souvenez peut-être de l’ « opération escargot » de janvier dernier sur le périph nantais, dans la suite d’action liées au procès des  «historiques ». Et bien toutes les personnes inculpées à cette occasion viennent d’être relaxées.

Le 12 janvier, 3  paysans  du  COPAIN  44  et  19  militant‐e‐s  ont  été interpellé‐e‐s, placé‐e‐s en GAV au commissariat de Nantes, pour leur participation à des blocages de la circulation. Les  peines  maximales  encourues  pour « entrave  à  la  circulation »  étaient de 2  ans  de  prison ferme, 4500  euros  d’amendes,  suspension  du  permis  de  conduire  et  6  points  en  moins  sur  le permis.  En première instance les 19, âgés entre 23 et 61 ans, ont été condamnés, le 24 février, à des amendes de 200 euros avec sursis pour « entrave à la circulation ». Tous  les  véhicules  (voitures  ET  tracteurs)  avaient été emmenés  à  la  fourrière dont les  frais devaient être à la charge des prévenu.e.s. Ils.elles sont donc tous relaxé.e.s.

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Le 9 janvier sur le periph de Nantes

Dans son arrêt, la cour d’appel considère que, eu égard à  » la simple gêne occasionnée pendant quelques minutes par cette manifestation pacifique sur la voie publique, dont la forme n’est pas en soi illicite « , il n’a pas été fait preuve de la  » tolérance nécessaire «  qu’il  » convient d’adopter envers de tels rassemblements « .

La cour considère donc que les poursuites engagées contre les manifestants étaient  » disproportionnées au regard du droit à la liberté de réunion pacifique « . C’est précisément ce qu’avaient plaidé les avocats Pierre-Henri Marteret, Pierre Huriet et Stéphane Vallée.

Dans ses motivations, la Cour d’appel s’appuie notamment sur une décision de la Cour européenne des Droits de l’Homme. Une décision supérieure, qui rappelle que  » toute manifestation dans un lieu public est susceptible de causer un certain désordre pour le déroulement de la vie quotidienne, y compris en perturbant la circulation. « La Cour européenne précisait en substance qu’en absence de violences de la part des manifestants,  » il était important que les pouvoirs publics fassent preuve d’une certaine tolérance pour les rassemblements pacifiques «  afin que la liberté de réunion soit préservée. (…)

Cf les articles du Monde et de Ouest France (25/11)

 

Contre la répression préventive

texte paru sur la ZAD le mardi 22 novembre 2016

Depuis quelques mois, les mouvements de contestation font l’objet en France d’une répression accrue. Parmi l’arsenal utilisé par les pouvoirs publics contre les manifestants, des mesures dites préventives sont rappelées et réactivées, mesures qui portent atteinte aux droits élémentaires de manifester ou de circuler. Assignations à résidence, interdictions de territoire et interdictions de manifester se sont multipliées avec l’état d’urgence et sont systématiquement utilisées contre les mouvements de luttes.

Le 3 avril 1955, apparaît la loi qui institue l’état d’urgence en France en plein conflit colonial algérien. A peine 3 ans après sa prorogation, ses mesures sont utilisées sur le territoire français contre tous ceux qui contestent la position du pouvoir. Ce régime de loi permet notamment de faciliter la mise en œuvre de certaines mesures de répression préventive en séparant leur exécution d’une décision judiciaire. A lui seul le préfet peut décider et appliquer ces mesures contre des opposants.

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4, 5 et 6 novembre : barricades de livres et de mots en attendant de défendre la ZAD

abecedaireLa ZAD de Notre-Dame-des-Landes est de nouveau menacée d’expulsion pour y construire un aéroport aussi inutile que nuisible. En venant planter un bâton le 8 octobre dernier, des milliers de personnes de tous horizons sont venues prêter serment – le serment de défendre la ZAD en cas d’expulsion en se rendant sur place ou en menant des actions en région.  

Certaines d’ entre-elles, issues du monde des livres, des lettres et des savoirs, se sont retrouvées au Taslu, la nouvelle bibliothèque de la ZAD. En attendant d’avoir à défendre la ZAD, menacée à tout moment d’évacuation, quoi faire ? Nous vous invitons à fabriquer ensemble un abécédaire de la ZAD, de A comme « Aéroport » à Z comme « ZAD ». Il se déroulera en deux temps : lors d’une soirée à Paris vendredi 4 novembre, puis sur la ZAD les 5 et 6 novembre, en collaboration avec des habitant-es de la zone.

Nous proposons d’abord d’apporter le 5-6 novembre au Taslu un livre qui nous tient à cœur, un livre de lutte et d’espoir, comme on apporte une pierre à une barricade. Prêtons ensuite main forte aux divers chantiers en cours. Et puis prenons surtout l’engagement de venir défendre la ZAD ou de participer aux actions décentralisées en cas de tentative d’expulsion.

Lire la suite du texte sur barricades-mots-zad.org

 

Trêve hivernale : 14 lieux non-expulsables sur la zad !

(Zad.nadir,org, 2/11/2016)

Expulsion de la ZAD ? Non non

Petite piqûre de rappel  :  la trêve hivernale a débuté le 1er novembre

Et oui ! Sur décision de justice, s’appuyant sur l’article L412-6 1, cette trêve a été accordée à, a minima, 14 lieux de vie situés sur la ZAD ou sa périphérie, lors de leurs différentes procédures d’expulsion.

Ces lieux ne sont désormais plus expulsables et ce jusqu’au 31 mars. Il s’agit : du Haut-Fay, du Tertre, des Vraies rouges, de la Pointe, de la Grée, du Moulin de Rohanne, du Limimbout, de la Maison Rose, du Phoenix, de kazh-Koat, du Maquis, de St-Antoine, de la Noë Verte et de la Wardine.

Par ailleurs, l’État et AGO mettent en avant l’exemplarité démocratique quand ça les arrange, alors que, pour la majorité des autres habitats de la ZAD, ils refusent toujours de communiquer les procédures d’expulsion menées dans notre dos. Nous continuons nos actions pour y avoir accès.

Nous ne sommes pas expulsables !!

Procédure ou pas, l’aéroport ne se fera pas !

 

zad_carte_treve_hivernal_1_2016 (suite…)

Nous ne serons pas les martyrs de Valls

Le 26 Octobre dernier, M.Valls, invité de France inter, déclarait au sujet d’une éventuelle tentative d’expulsion de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes : « les zadistes veulent créer les conditions d’un drame, avec des victimes et des martyrs, de leur côté et du côté des forces de l’ordre. »

Selon lui, nous serions donc en train de planifier la mort de l’un-e des nôtres au profit d’une stratégie de lutte. Quelques jours après la commémoration du meurtre de Rémi Fraisse par la police, le cynisme de M. Valls est le signe d’un gouvernement en mal d’arguments pour tenter de diminuer le soutien massif dont la lutte contre l’aéroport et son monde fait l’objet, en diabolisant les habitant-e-s de la ZAD. Est-il nécessaire de rappeler que dans l’« état de droit » si cher au gouvernement – et que notre présence au delà de la consultation locale semble tellement contrarier -, la police peut – sans jamais être inquiétée par la justice – mutiler voire tuer pour réprimer dans les quartiers populaires, aux alentours des camps de migrant-es et sur les terrains de résistance, des ZAD jusqu’aux luttes syndicales ? Dans la même année 2014, nous n’oublions pas que la police a également assassiné Abdelhak Gorafia, Houcine Bouras, Timothée Lake, Abdoulaye Camara et encore cinq autres personnes.

En cas de tentative d’expulsion ou de démarrage des travaux, nous serons des dizaines de milliers à défendre la ZAD, sur place et ailleurs, dans notre diversité : occupations des arbres et des lieux de pouvoirs, sittings, affrontements, manifestations, blocages de la police et des flux économiques, sabotages… Uni-es contre un pouvoir en pleine crise autoritaire, nous rappelons que c’est ce dernier qui fixe le niveau de la violence et que nous ne plierons pas devant ses menaces.

Un comité de soutien pour défendre la ZAD se lance dans le 94

Soirée le lancement vendredi 4 novembre à Ivry

Soirée de lancement du comité ZAD94
Vendredi 4 novembre 2016 / 18h-21h
Maison de la citoyenneté – 25 rue Jean Jacques Rousseau, Ivry sur Seine
contact : comitezad94(AT)riseup.net 

Depuis la tentative d’expulsion de la ZAD de Notre-Dame des Landes en 2012, des centaines de comités locaux de soutien se sont constitués dans toute la France. Partout, ils relayent les infos, organisent le soutien à la ZAD, font vivre le refus de l’aéroport et son monde. Mais il n’y en a pas encore dans le Val de Marne : il est l’heure de réparer cet oubli !

Du point de vue écologique, l’hypocrisie est à son comble : la ratification du traité final de la COP21 s’accompagne d’une détermination sans faille de Manuel Valls à construire un nouvel aéroport grandiose près de Nantes. Est-il utile ? Non, tout le monde le sait et même Ségolène Royal le répète à longueur de journée. Mais finalement peu importe puisque son utilité, si elle était prouvée, serait de développer le trafic aérien au moment même où l’urgence est de le réduire.

Du point de vue démocratique, le gouvernement entend bien finir son mandat toujours plus à droite, sans jamais écouter les revendications populaires qui ont pourtant repris du souffle avec la contestation de la loi Travail.

Du point de vue politique, un conflit se développe autour non seulement de l’aéroport mais aussi de la zone agricole occupée par celles et ceux qui s’y opposent : la ZAD, pour Zone A Défendre. Nombreux sont les responsables politiques qui affirment désormais qu’il faut d’urgence « en finir avec la ZAD ». Ils ne supportent plus la construction de pratiques d’autonomies qui dure maintenant là-bas depuis des années. Ils ne supportent plus que des centaines de gens s’organisent par eux-mêmes pour cultiver des terres, pour élever des bêtes, pour vivre sur un territoire à partir de leurs besoins et de décisions collectives. Ils ne supportent plus les alliances étonnantes qui se nouent à Notre-Dame des Landes : entre mouvements paysans et militants proches des idées anarchistes, entre des personnes membres de partis politiques et d’autres qui s’en sentent très loin, entre gens de tous âges venus de tous bords.

Tout ça, ce qu’ils ne supportent pas, c’est justement ce que nous voulons défendre ! Nous pensons que des centaines, peut-être des milliers de personnes dans le Val de Marne sont contre cet aéroport et qu’elles pourraient participer à de futures mobilisations. Manifestations à Paris et à Nantes, rassemblements, actions en tous genre pourraient avoir lieu dans les semaines qui viennent pour arracher l’abandon du projet. Les récentes déclarations contradictoires du gouvernement concernant l’aéroport ne font pas dévier le mouvement de défense de la ZAD : si une opération d’expulsion était déclenchée, une réaction immédiate aurait lieu dans toute la France. Nous avons envie de contribuer à notre modeste mesure à ce qu’elle soit réussie dans le Val de Marne. C’est pourquoi nous proposons de constituer un comité 94 pour la défense de la ZAD contre l’aéroport de Notre Dame des Landes.

Des habitantes et des habitants du 94 qui sont déjà allés un jour, une semaine ou des mois sur la ZAD et se préparent à la défendre

Pour se rencontrer, échanger sur les différentes formes de soutien possible à la ZAD et préparer la réaction en cas de nouvelle tentative d’expulsion, venez donc à la soirée de lancement du 4 novembre

P.-S.

Et si l’opération d’expulsion démarrait avant le 4/11 ? Écrivez dès maintenant à comitezad94(AT)riseup.net pour demander à être tenus au courant d’éventuelles initiatives d’urgence dans le 94. Et rejoignez la manifestation parisienne le soir du début de l’expulsion à Belleville !

Les naturalistes ne lâchent pas la lutte

Les Naturalistes en lutte, un collectif né en 2013 en soutien à la ZAD qui est parvenu à démontrer les failles et les absurdités du recensement de la faune et de la flore menacées par le projet d’aéroport, appellent à nouveau à signer leur pétition qui vient tout juste de passer le cap des 10.000 signatures.

-> Pour signer, c’est ici

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